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 Chapitre 5: Le masque tombe

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carine2305•
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Messages : 106
Date d'inscription : 30/03/2010
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MessageSujet: Chapitre 5: Le masque tombe   Ven 13 Juil - 10:41

Bon et bien voilà, je n ai pas eu de commentaire de votre part mais bon puis ce que j'ai publié sur ff je vais tout de même publier ici... je pense tout de même que si d'ici plusieurs chapitres il n y à toujours aucun signal de passage par ici je demanderai la suppression de cette fiction sur le forum après tout elle sera sur ff donc bon...

Enfin assez de blabla

Bonne lecture, j'espère que cette suite vous plairas. C'est mon premier chapitre avec du lemon alors soyez indulgente merci Smile

Chapitre 5


"L'amour supporte mieux l'absence ou la mort que le doute ou la trahison."

André Maurois

Cette citation clin d'oeil à ma béta :-)




POV Alice


Je suis comme anesthésiée… Est-ce-que je rêve ? Évidemment que non ! Mon statut de vampire m'empêche de dormir alors rêver... Mais je reste confuse quant à la scène qui vient de se dérouler sous mes yeux. Rosalie a toujours convoité Edward. Et le voir jour après jour avoir une relation avec une humaine la rend de plus en plus luciférienne, une personne sans cœur. Si je puis dire... puisque le sien ne bat plus depuis des années déjà.

Mais la question la plus importante n'est pas de savoir si je rêve éveillée mais plutôt de savoir à quand remontent les fondations de ses plans? A-t-elle réellement l'intention de faire tuer Bella? Avec toutes ces questions en tête ma bouche se met à parler sans même que je ne m'en rende compte. Comme une automate je demande:

- Depuis quand manigances-tu tout cela Rosalie ?

Elle tourne la tête en ma direction et ne peut s'empêcher de sourire. Un rictus fier et vainqueur sur les lèvres.

- Tu ne l'avais pas vu venir celle là hein ?

Bien sûr elle connaît la réponse ! La question est purement rhétorique. L'intonation de sa voix est d'un mépris intense. Elle a réussi son petit tour de passe-passe à merveille et ne s'est probablement décidée qu'au dernier moment pour que je ne puisse pas avoir de vision bien distincte. Elle sait comment fonctionne mon pouvoir; il est donc simple pour elle d'en jouer à sa convenance. Comme en réponse à mes pensées elle confère:

- Bien sûr que non ! Je me suis bien gardée de prendre telle ou telle décision importante pour ne pas éveiller tes soupçons. Tes visions sont tellement subjectives ma pauvre Alice…

Je ne l'écoute qu'à demi-mot quand je me répète ses paroles de tout à l'heure « Et oui Victoria n'est pas bien loin. Elle n'attend que mon signal. Elle saura alors que Bella est seule et sans protection...»

BELLA ! Mon dieu j'étais tellement sonnée par le comportement machiavélique de ma sœur que j'en oublie la principale intéressée ! Je me retourne alors vers mon amour qui doit certainement percevoir mon anxiété, parce que son beau visage d'ange blond est à présent déformé par mon inquiétude qu'il doit ressentir de tout son être.

- Jasper il faut tout de suite aller voir Bella et la mettre en sécurité.

Je prie intérieurement pour que nous n'arrivions pas trop tard. Après tout Rose a parlé de devoir donner "le signal" pour avertir Victoria. Il nous reste peut-être alors du temps avant que les choses ne dégénèrent. Avant de me lancer dans une course effrénée je prends tout de même le temps d'avertir Rosalie.

- Tu ne perds rien pour attendre. Je te ferai payer au centuple la perte de Bella si tu arrives à tes fins !

- Seraient-ce des menaces ?

Malgré toute cette haine qui se lisait sur son visage elle reste la plus belle vampire que je n'ai jamais connu. Ses parfaites boucles blondes sont aujourd'hui tirées en arrière pour former une tresse qui retombe sur son épaule. Seules quelques mèches tombent négligemment par ci, par là. Elle porte un tailleur gris la veste est cintrée et épouse ses courbes à la perfection, légèrement entrouverte elle laisse apparaître les contours de sa poitrine si parfaite. Tout cela perché sur une paire de stilettos noir moyennant des talons aiguilles qui donnent à ses jambes une longueur infinie.

- Un conseil Rosalie ! Juste un conseil.

Sur ces mots, j'attrape la main de Jasper et commence alors à courir, lui à ma suite.

Je parcours les kilomètres qui nous sépare de la maison de Bella. Le trajet m'a parut durer une éternité. Nous arrivons sur place, la voiture de Charlie n'est pas là, il doit probablement toujours être au poste de police et j'en remercie le ciel. Nous allons déjà devoir faire face au danger qui menace Bella, il n'est pas nécessaire d'en rajouter. Surtout quand je me rappelle la tragédie que nous avons évité de peu avec James où Bella avait à tout prix voulu protéger son père au péril de sa propre vie. Nous devons agir vite et avec Charlie dans les parages je sais qu'il était impensable d'agir rapidement. Je ne nous vois pas débarquer comme des fous réclamant Bella dans l'urgence parce qu'une rousse sanguinaire est à sa recherche. Puisqu'elle rêve plus que tout au monde de boire son sang pour se nourrir et ainsi la tuer. Et par la même occasion venger son amour perdu; tuer par Edward il y a peu à Phœnix parce que son amant lui-même cherchait à tuer sa fille. Je vois d'ici la tête du shérif. Je ne suis même pas certaine qu'il serait resté conscient jusqu'à la fin de mon discours.

Je fais signe de la tête à Jasper lui signifiant que nous avons le champ libre. Mais puisque Bella n'est pas au courant de tout ce qui vient de se passer il n'est donc pas nécessaire de l'affoler. Pour nous autre vampire qui vivons depuis de nombreuses décennies nous pouvons faire face à ce genre de situation parce que nous y sommes habitués. Mais ma meilleure amie ne le supporterait pas. Nous devons régler un problème à la fois. D'abord la mettre en sécurité et essayer au possible de tuer Victoria. Ce qui ne va pas être une mince à faire. Il nous faut la sortir de chez elle sans qu'elle ne se pose trop de questions. Ensuite nous pourrons l'emmener prêt d'Edward parce qu'il à beau dire qu'il faut laisser faire le temps et qu'elle finira par se lasser, je ne trouve pas que ça soit juste envers Bella. Plus tôt elle sera confrontée à cette vérité plus tôt elle pourra apprendre à vivre sans lui et ainsi aimer à nouveau. Edward a l'éternité devant lui, pas Bella! Chaque minute de son existence perdue à aimer le mauvais garçon est à mon humble avis tragique.

Je l'aime énormément elle est devenue comme une sœur. Avec Emmett et Bella nous sommes très vite devenu proche. On s'entend si bien tous les trois. Dès que l'on se voit nous ne pouvons nous empêcher de former une bulle autour de nous. Nous pouvons rester des heures ensemble à simplement parler. Elle trouve toujours du temps pour nous autant que pour son ami ... le chien. Je ne sais pourquoi elle est tant liée à lui. Rien que d'imaginer ces deux là ensemble amène mon cœur mort au bord de ma bouche. Beurk ! Mais je me dois de le tolérer. Je sais qu'il aime Bella d'une amitié sincère. J'ai eu une vision. Et je sais que si elle s'était réalisée il aurait été le meilleur ami qu'elle n'aurait jamais pu avoir .

Flash Back

Je suis dans ma chambre je me prépare à l'arrivée de Bella. Nous sommes le 13 septembre et c'est son anniversaire. J'hésite entre deux paires de chaussures alors que Jasper finit de se préparer dans la salle de bain.

Une visions commence alors.

Toute la famille est réunie dans le salon près de Bella. Nous lui avons préparé plusieurs gâteaux qu'elle seule pourra manger. Nous savons que tant de nourriture est inutile mais nous voyons toujours les choses en grand... Bon j'avoue JE vois toujours les choses en grand. Toujours est-il que tant il y a grand nombre d'aliments, il y a autant de cadeaux. Et comme toute Bella Swan qui se respecte elle a comme qui dirait de la malchance. Et sa maladresse a raison de mon Jasper. En ouvrant un cadeau Bella se coupe avec le papier, ce qui ne tarde pas à avoir comme conséquence une série de scène plus désastreuse les unes que les autres . Jasper encore fragile sur son régime alimentaire a un instant envie de s'abreuver du sang de Bella. En conclusion plus de peur que de mal parce que Jasper a bien entendu réussit à se contrôler et est sortit de lui même pour ne pas tenter le diable le temps que Carlisle soigne la blessure de Bella. Seulement Edward n'a pas échappé aux pensées de mon mari et décide alors de rompre avec elle sous prétexte qu'il ne veut pas mettre en péril tout ce que nous avons construit jusque là.

Ceci est bien sure une version officielle car connaissant Edward c'est pour une tout autre raison. Il se moque pas mal de tout cela. La preuve étant qu'il nous a déjà abandonné une fois pour se remettre au régime basique des vampires:. Les humains.

Bella est alors dévastée, et le mot est faible. Je la vois le teint blafard, mal nourrie, des poches sous ses yeux gonflés par les larmes incessantes. Après un temps indéfini elle a alors trouvé le réconfort auprès de Jacob. Qui a su lui rendre goût à la vie.

Heureusement que j'ai eu cette vision. J'ai alors ordonné à chacun de retirer tous les emballages des présents. Prétextant une vision ou Bella s'emportait sur le fait que nous étions toujours obligés d'en faire trop. Et que de plus elle n'aime pas les cadeaux. J'avais donc dis que sans emballage ce n'était plus vraiment des cadeaux et qu'elle n'aurait pas d'autre choix que d'apprécier. Chacun s'est alors appliqué. Ils savent de toute façon qu'il est inutile de discuter. Et nous avons pu ainsi éviter le pire.

Fin du Flash Back


Finalement je n'ai pas vraiment évité le pire j'ai juste repoussé l'échéance. Je suis donc légèrement écœurée par lui, mais leur amitié est authentique. Il sera là pour elle quoi qu'il arrive. Et je lui suis redevable pour ça, nous avons au moins un point en commun, nous aimons Bella. Et elle nous aime en retour.

Elle a cette même amitié sincère envers Emmett qui pour lui s'est transformé en sentiments amoureux. Lui aussi mérite le bonheur. Il a tellement souffert avec Rosalie. J'ai souvent des visions les concernant; je n'en ai jamais rien dit à personne cela ne ferait que se sentir plus mal le frère que j'aime tant. Je veux son bonheur. Je veux leurs bonheurs. Et je ferais tout ce qu'il m'est possible de faire pour y arriver.

Soudain, je me sens comme frappée de plein fouet par les sentiments de Jasper ! Il est inquiet, très inquiet! Mais pourquoi donc ? Quand je me retourne vers lui pour lui demander la raison de cette vague d'angoisse, une odeur étrangère parvient finement à mes narines. Un parfum qui évidemment n'est pas celui de Bella. Il ne m'est pas si inconnu.

C'est celui de Victoria.

POV Edward

On en est donc arrivé là. Rosalie me désire à tel point qu'elle a prit la décision d'éliminer Bella pour de bon. C'est assez radical tout de même.

Qu'une femme aussi belle que Rosalie prenne de telles décisions pour m'avoir enfin pour elle seule ne me laisse pas de marbre je dois l'avouer. Personne ne s'est jamais autant battu pour moi et cela ne fait qu'augmenter mon ego. Si on enlève à Rosalie sa méchanceté elle est une femme exceptionnelle, brisée par cette nouvelle vie qu'il lui est offerte depuis sa transformation. Parce que comme tout le monde le sait elle en veut désespérément à Carlisle de ne pas l'avoir laissée mourir cette nuit là… Même si évidemment au fond d'elle, elle lui en est reconnaissante, elle aurait préféré ne pas se réveiller avec une éternité à passer à ressasser ce qu'elle aurait pu ou non avoir en tant qu'humaine. Je pense d'ailleurs que ça doit être une des raisons principales pour laquelle elle n'aime pas Bella. Cette humaine qui ferait n'importe quoi pour devenir l'une d'entre nous.

Aussi bizarre que cela puisse paraître cela ne me fait absolument rien de savoir que Rosalie en veut à la vie de Bella. Je me sens étrange et réalise à quel point je me suis voilé la face quant à notre relation « amoureuse ». La seule chose appréciable chez elle c'est son sang. Je n'ai pu y goûter qu'une seule fois et je donnerais tout pour recommencer. Plus tôt dans la journée j'avais purement et simplement mentis à ma famille quand je leurs disais que j'appréciais beaucoup Bella. Tout cela est bel et bien fait pour leur faire avaler la pilule. Je ne veux pas malgré tout me disputer avec eux, même si je sens mon besoin d'indépendance augmenter. Je désire tout de même garder une certaine entente entre nous laissant place à un retour possible en arrière, comme une porte de secours au cas où le nouveau moi deviendrait un fiasco. Bien que je soupçonne Alice d'avoir comprit ce qu'il en est. Je devais cependant évincer Emmett de nos vie sous peine que son rapprochement d'avec Bella compromette mes plans.

Chaque jour qu'il m'est donné de « vivre » je me demande ce qui peut bien clocher chez moi. Je suis un vampire qui à donc pour lui l'éternité à ses pieds une famille avec qui profiter de cette vie infinie et pourtant je ne me suis jamais vraiment perçu à ma place, jamais je ne me suis sentis "entier". Si! Une fois, cette fois où j ai quitté les Cullen pour aller "vivre" ma vie. Et je commence à penser que Rosalie et moi ne sommes peut être pas si différent. Plusieurs fois j'ai bien failli lui céder. J'en avais envie… Très envie.

La fois où j'ai éprouvé beaucoup de difficultés à lui résister aura été quand j'ai abandonner ma famille il y a de cela quelques années maintenant. Je me suis rebellé, j'ai quitté le cocon familial parce qu'à mon sens un vampire ne peut se contenter de sang animal et bien entendu je trouvais absurde que nous, êtres supérieurs, nous mêlions aux humains autrement que pour nous nourrir. Je suis donc parti, laissant le petit Edward bien gentil au placard pour faire place à la « personne » que je suis réellement. Après plusieurs mois seul à vagabonder et à me nourrir de ces délicieux mets humains créé pour assouvir ma faim, je me suis retrouvé face à Rosalie.

Flash Back

Il est tard. Je traîne dans les rues de Paris à la recherche d'une proie au sang chaud qui pourra étancher ma soif. J'arrive alors dans une ruelle sombre où traînent des prostituées de luxes qui attendent patiemment que quelqu'un passe pour commencer leurs mises en scène. Je les qualifie ainsi parce que celles que je sélectionne ne sont pas comme les autres imbibées d'alcool et de drogue ce qui donne à leur sang un goût amer et sans grand intérêt. Je défile alors d'un pas assuré entre chacune, sentant au passage leurs parfums délicieux, dans le but de faire mon choix. Je préfère les prostituées, ainsi je peux joindre l'utile à l'agréable. Je pourrais très bien trouver d'autres filles mais les tapineuses, elles, ne refusent pas de vous suivre et de coucher le premier soir. De plus elles n'ont pour ainsi dire plus de famille et donc moins de personnes se tracassent de voir disparaître une prostituée plutôt qu'une bourgeoise BCBG. Et quand bien même leurs disparitions deviennent inquiétantes pour la société, ils mettent tous cela sur le compte d'un seul homme, ou un fanatique qui reproduit les mêmes crimes que ce dénommé, Jack L'éventreur. Ce dernier avait agit à Londres fin du 19 ème siècle. Dont l'identité n'avait jamais vraiment été établie. Jack l'éventreur assassina au moins cinq prostituées du quartier pauvre de Whitechapel, à Londres en 1888. Et bien que nous soyons à Paris, les rumeurs courts relativement vite de villes en villes. Il n'était pas impossible d'après la presse que nous soyons frappés par le même tueur en série. Ce qui me facilitait la tâche et couvrait alors tous mes délits.

Je choisis alors deux prostituées. Je me sens d'une humeur gourmande ce soir. Elles ne sont pas vulgaires. Mais ne sont pas pour autant très vêtues. Je leurs demande leurs noms. Agathe est la plus grande, l'autre s'appelleLouise. Je leur proposedonc d'aller dans ma chambre d'hôtel afin de passer aux choses sérieuses. J'ai choisi cet hôtel renommé : Le Ritz, place Vendôme. Je ne lésine pas sur les moyens, j'ai de l'argent en suffisance à dépenser. Les femmes que j'y emmène sont toujours impressionnées, ce qui me donne plus de facilité à faire d'elles ce que j'en veux. Elles pensent alors être tombées sur le prince charmant riche à souhait, qui va leur offrir une vie meilleure et les sortir du trottoir. Cette histoire doit être rêvée par beaucoup, puisque quelques années plus tard un film verra le jour contant ainsi un scénario du genre.

Je sors de la ruelle, une femme sous chaque bras. Je hèle un taxi qui s'arrête rapidement. Avec galanterie j'ouvre la portière arrière et les laisse rentrer dans la voiture avant de moi même y prendre place. Je donne l'adresse au chauffeur qui me regarde médusé. Malgré ma classe naturelle, je n'ai pas vraiment l'allure de quelqu'un qui peut se permettre une chambre au Ritz, pas avec deux prostituées en ma compagnie en tout cas. Nous roulons quelques minutes avant d'atteindre notre destination.

Le taxi nous dépose devant la façade de l'établissement. Je dirige alors mes cavalières vers ma suite. Cette pièce qu'elles vont voir chacune comme la dernière.

J'ai choisis la suite Windsor. J'aurais pu prendre la suite impériale mais je n'ai pas d'intérêt à me faire remarquer plus que de raison. La suite que j'ai choisie revient tout de même à 51820 francs français la nuit. Une broutille pour ma part. Mais pour les humains, seuls les grandes stars se permettent de telles dépenses.

Cette suite est riche de Mobilier Louis XVI avec moulures ourlées de feuilles d'or qui se marient à la perfection au "bleu Wallis", nuance chère à la Duchesse. Les vastes fenêtres avec vue sur la place Vendôme, distillent dans ces appartements où le Duc de Windsor aurait écrit une partie de ses mémoires, une quiétude propice au délassement. Une suite romantique empreinte d'émotions, témoin d'une passion secrète qui bouleversa l'Angleterre. Cette Suite Prestige dispose d'une chambre communiquante, d'un salon et de deux salles de bain.*

Je laisse passer en premier mes deux compagnes avant de rentrer à mon tour. Je lance ma veste sur un des fauteuils disposé au centre de la pièce et leur propose de se mettre à l'aise également.

- Et bien Mesdames mettez-vous à votre aise.

- Peut être pourriez-vous nous aidez!

Agathe venait de me répondre dans un sourire coquin. Avec une démarche très lente et aguicheuse. Je pense que c'est elle la plus extravertie des deux. Louise postée derrière elle limite dans son attitude et me sourit à son tour. Je ne mets pas longtemps avant de prendre les choses en main.

Je commence alors les festivités, arrachant à chacune leurs vêtements avec violence sous leurs regards ébahit. J'ai faim et je n'ai pas l'intention de faire traîner les choses. Les voilà donc parfaitement nue devant moi en à peine quelques secondes. Je les jette sur le lit, une à une, et m'allonge sur le dos au milieu d'elles. Elles ne perdent pas de temps et j'aime ça. Elles commencent à mettre en pratique leurs savoir-faire et je vois l'envie grandir dans leurs yeux. Pendant que Louise, la plus petite des deux s'occupe de moi avec ardeur je goûte avec joie au délice féminin d'Agathe assise sur ma bouche. Elle fait des mouvements de va et vient pour intensifier ce rapport, je sens son plaisir augmenter au contact de ma langue froide sur son intimité. Quand elle arrive à son apogée, elle se soulève alors pour s'allonger à côté de moi. Je retourne celle qui fait durcir mon membre de sa bouche chaude, la faisant se retrouver sur le ventre me permettant de m'introduire en elle avec vélocité. Quand je sens mon plaisir se décupler, j'attrape ainsi celle qui joue à présent les spectatrices, l'embrassant fougueusement, pour enfin déposer ma bouche dans son cou et y planter mes crocs. J'aspire son sang avec envie pendant que mon plaisir éclate en mouvements coordonnés de plus en plus sauvage.

Une fois Agathe vidée de toute forme de vie, je la laisse tomber sur le côté et me penche alors pour continuer mon repas en plantant mes dents dans la nuque de Louise présente sous moi, quand j'entends un grognement je m'arrête sur ma lancée.

Ce n'est pas humain ça j'en suis sûr. Je relève les yeux, que je sais couleurs rubis pour m'abreuver de sang humain. Avec des envies de meurtres, je cherche des yeux celui qui vient perturber cette petite java. Je m'apprête à bondir quand je constate que ce n'est autre que Rosalie.

Avec rapidité je mets fin au jour de l'humaine qui commence à paniquer et risque ainsi de crier et ameuter tout le quartier. Une fois fait, je la laisse alors s'abattre comme une vulgaire poupée de chiffon auprès de celle qui était il y a quelques minutes encore sa compagne

Je repars dans la contemplation de celle avec qui j'ai partagé ma vie. Il y a, à peine quelques semaines de cela et pourtant tout me parait bien lointain. Elle est appuyée sur la coiffeuse dans le coin de la chambre, près de la fenêtre par laquelle, elle est probablement rentrée. Sa position se veut détendue, mais la confusion de ses pensées expriment tout le contraire. Je décide de rompre le silence pesant qui règne.

- Rosalie, que me vaut l'honneur de ta visite?

Elle ne bouge pas d'un millimètre. Elle est figée telle une statue. Je me demande bien ce qu'elle fait là. Voilà des semaines que je n'ai plus eu vent de la famille Cullen/Hale.

- Pourrais-tu s'il te plaît ôter ces corps de sous mon nez! J'ai eu bien trop de mal à me soumettre au régime végétarien pour ne pas avoir l'envie de repasser par là!

C'est donc ça. Elle ne bouge pas par ce que l'odeur du sang humain inonde la pièce. Avec la vitesse qui me caractérise j'attrape à la volée les deux cadavres que j'enroule négligemment dans le draps de lit et les dépose dans la baignoire de la salle de bain, ici l'odeur ne devrait pas la déranger plus que de raison. Je m'occuperai de leurs disparitions plus tard.

De retour dans la chambre elle m'attend, elle s'est assise sur le lit. Je me répète alors.

- Que me vaut donc l'honneur de ta visite?

- Voilà plusieurs semaines que tu es parti et puisque tu n'as pas l'air de vouloir revenir à Forks je me suis mise en route pour venir te rejoindre. Je n'ai pas eu de mal à te retrouver vu le nombre de cadavre que tu laisse derrière toi! Je ne suis pas idiote et j'ai tout de suite su différencier les meurtres quotidien de tes incartades. Cela a été très facile d'arriver jusqu'à toi.

- Et pourquoi donc t'es tu soudain sentie obligée de venir me tenir compagnie. Je n ai pas besoin de toi, je m'en sors très bien seul. Bien mieux que quand j'étais avec vous.

- Très bien? Ton mode de vie laisse à désirer si tu vois ce que je veux dire!

Du bout du nez elle me montre la direction de la salle de bain dans laquelle j'avais enfermé ces prostituées. Un étrange mélange de sentiments se lisait sur son visage. Le dégoût mais aussi l'envie. Elle s'était mise au régime végétarien contrainte et forcée par Carlisle mais comme moi elle sait qu'un vampire doit se nourrir de sang humain, c'est sa nature! Je pense que si elle continue à suivre ce régime alimentaire végétarien c'est simplement par ce que c'est plus facile de se contrôler... Elle à tort, je me suis remis à boire du sang humain mais ça ne m'empêche pas pour la cause de pouvoir me mêler à eux sans leurs sauter tous à la gorge. Au début ce n'est certes pas facile parce que la soif est telle qu'elle vous pousse à vous nourrir encore et encore. Jusqu'à plus soif et bien plus encore. Ce n'est jamais assez. Ce feu qui brûle dans vos veines vous porte à croire que vous n'en avez jamais assez mais après un certains temps on apprend à contrôler cet appétit. Nous sommes maître de ce dernier et non plus l'inverse.

- J'espère que tu n'es pas là pour me reprocher ma nouvelle vie parce que tu perds ton temps. J'aime cette existence telle que je la mène.

De la colère passe sur son visage. Elle s'approche de moi.

- Edward je suis là parce que je n'en pouvais plus d'attendre. Je pensais tout de même que j'aurais eu droit à avoir de tes nouvelles! Je compte si peu à tes yeux? J'ai l'impression d'être une groupie... Je m'accroche à toi malgré le fait que je sais pertinemment que tu ne veux pas de moi, mais je n'y peux rien c'est comme ça! Je m'électrise à chaque son de ta voix et quand je te vois mon corps tout entier te réclame. Je n'ai jamais été ainsi et je t'en veux de provoquer ça chez moi! Je te hais Edward néanmoins je ne peux m'empêcher de te vouloir! Le pire c'est que j'en arrive à être jalouse de toutes ces lamentables humaines avec qui tu couches!

Elle s'approche de moi et arrive tout aussi lentement qu'elle déboutonne son chemisier. Plus que quelques centimètres nous sépare, elle laisse alors tomber son haut sur ses épaules, puis le fait glisser délicatement sur le sol. Elle fait glisser par la même occasion sa jupe qui finit sa chute à coté de son chemisier. J'ai alors devant moi une des plus belle créature qu'il m'est été donné de voir. Elle est toujours debout face à moi, elle dégrafe alors son soutient gorge et me laisse spectateur de son corps sublime et de ses courbes voluptueuses. Tout son être me réclame. Elle approche sa bouche de la mienne, nos lèvres se frôlent. Je frissonne à son contact. Mais je recule. Je ne peux pas. Je ne veux pas.

- Je ne te plais donc pas à ce point!

Elle est frustrée! Ses pensée vont toutes dans le même sens, elle pense que sa beauté et sa sensualité lui ont échappées. Qu'elle n'est plus désirable. C'est bien tout le contraire c'est sûr. Elle m'attire là n'est pas la question mais quelque chose m'empêche d'aller plus loin!

Je fais à nouveau un pas en arrière. Elle me regarde vexée, puis reprend son air hautain habituel. Je veux m'excuser mais elle ne m'en laisse pas le temps.

Elle est déjà partie.

Retour au présent


Je suis toujours perdu dans mes pensée, sans cesse entre les deux chemins que je pourrai prendre. Le bien ou le mal. Ce débat qui fait rage dans ma tête depuis tant de temps déjà. J'ai passé plus de temps aux cotés des Cullen en végétarien que seul à me nourrir de sang humain. Et si c'est ce chemin là que je dois prendre? Et si ma véritable nature est bien telle que celle des vampires à l'origine. Je ne pourrai plus refouler ce sentiment bien longtemps encore. Mais je me répète sans cesse que je ne dois pas capituler. Ce n'est pas ce qu'on attend de moi. Carlisle a réussit à me donner un rôle, et je me prête au jeu, en endossant ce personnage. Je suis devenu à ma transformation l'enfant parfait. Celui qu'il aurait tant aimé avoir avec Esmée. Mais ils se sont trompés sur moi. Jusqu'ici je n'ai jamais voulu les décevoir. Je leur suis redevable. Mais j'ai de plus en plus de mal à me contrôler dans ce personnage qui n'est en fait qu'une imposture. Je m'en rends bien compte et à présent j'ai de plus en plus envie de tomber le masque. Après tout pourquoi continuer ce petit manège? Je me contrôle depuis plusieurs années. Je peux désormais quitter le nid et affronter le monde comme je l'entends. Comme je l'avais déjà fais auparavant. Je sais pertinemment que cela va déplaire encore une fois. Cela avait déjà semer le trouble la première fois, je suis certain que cela va recommencer. Mais qui sont-ils pour m'empêcher de vivre ma vie comme je l'entends? Ont-ils réellement le droit de prétendre à ce qui est bien ou non pour moi. Sur quelles bases se posent ils pour en conclure du bien ou du mal?

Je n'ai pas bougé d'un millimètre depuis le discours de Rosalie.

Alice vient de partir avec Jasper au secours de Bella.

Bella... ce prénom me parait bien terne à présent. Tout semble claire et pourtant si compliqué. J'ai toujours eu un esprit très torturé ce n'est un secret pour personne... J'aimerais tant que l'inverse se produise enfin et que je puisse vivre l'esprit libre.

Rose est face à moi. Son corps parfait s'approche du mien.

Ses pensées sont une rafale de lubricité. Elle essaie de me troubler, de m'exciter. Elle y arrive parfaitement. Rosalie n'a pas de pouvoir spécifique si ce n'est sa force de persuasion qui la caractérise. Cette force qui je pense s'est bien décuplée, à moins que je ne sois simplement en train de dire adieu à Edward le sage pour toujours, et me laisse enfin aller à ma personnalité proprement dite. Sa perversité est telle qu'il ne me faudra pas longtemps avant de lui céder. Cette fois elle va avoir ce qu'elle a toujours voulu.

Je la regarde avancer. Lentement elle passe un doigt sur les contours voluptueux de sa poitrine rebondie, remontée par son tailleur. Son index caresse légèrement le dessus de son sein partant de l'extérieur pour finir par revenir vers le centre, tout ça dans une sensualité renversante. Elle attrape alors le premier bouton de son tailleur et le défait habillement avec deux doigts, tandis que son autre main est posé sur sa hanche, telle un mannequin qui défile. Très vite elle fait de même avec les autres boutons jusqu'au dernier et me laisse alors apercevoir sa poitrine dépourvue de sous-vêtements. Je ne peux m'empêcher de pousser un grognement. Elle sourit satisfaite de son petit effet, elle vient de comprendre qu'elle a gagné. Je ne vais pas la repousser une énième fois. Non. Elle va pouvoir faire de moi un jouet de plaisir luxurieux entre ses mains.

Elle s'avance encore, me contourne et se poste derrière moi. Je sens l'excitation traverser tout mon être. J'entends quelque chose tomber sur le sol, je présume que cela doit être sa veste. Je la sens se plaquer dans mon dos. Elle passe ses mains sous mon pull et dessine trait par trait les lignes de chacun de mes muscles. Ce contact me fait frémir. Elle le sens, elle entreprend alors de détacher ma ceinture et facilite ainsi la venue de sa main sous mon boxer. Ses doigts experts rencontrent mon sexe déjà dressé pour elle. Elle me cache ses pensées à présent. Dans un souffle elle me dit,

- Ton corps m'appartient enfin. Tu ne vas pas le regretter.

Rapidement elle me retourne, je suis face à elle. Lascivement avec sa langue elle vient laper ma bouche entrouverte. Ma réaction ne se fait pas attendre je poste mes deux mains derrière sa tête et j'attrape sa bouche violemment. Je n'ai pas besoin de forcer l'entrée de ses lèvres, ma langue danse déjà avec la sienne avide de la goûter toute entière. Je passe ma main sous sa jupe et caresse ainsi ses fesses parfaites, elle ne porte aucun dessous. Je me demande si c'est une habitude chez elle d'être complètement nue sous ses vêtements. Mais l'heure n'est pas aux questions. Je pose ma deuxième main sur sa cuisse seulement elle me repousse. Un rictus sur les lèvres je la devine taquine. Je me laisse alors être le pantin entre ses mains expertes. Elle me pousse le dos contre un tronc d'arbre dont un craquement se fait entendre. Elle ôte mon pull, et adroitement elle détache complètement mon pantalon que j'enlève entièrement en secouant les pieds.

Lentement elle embrasse la commissure de mes lèvres et descend le long de ma mâchoire. Elle continue son chemin, langoureusement elle descend et se retrouve à embrasser mes abdominaux. Toujours trop doucement à mon goût elle passe un doigts sur le bord de mon boxer et sans que je ne m'y attende l'arrache violemment. Je jette légèrement la tête en arrière et grogne de désir. Cette lenteur ne fait qu'accentuer mon envie d'elle. Je sens alors vivement ses lèvres et sa langue rentrer en contact avec mon érection. Elle me lèche, et m'embrasse de toute sa bouche désireuse elle aussi de me goûter. Elle s'active faisant des mouvements de va et vient accompagnés de sa main. Je sens que je vais finir par exploser quand elle s'arrête net, je la regarde interloqué. Rapidement elle ôte sa jupe fendue, et je vois alors devant moi la créature la plus parfaite qu'il ne m'est jamais été donné de voir. Elle est complètement nue, il ne lui reste que ses talons hauts qui pourraient donner le vertige à n'importe quelle humaine, mais sur lesquels Rosalie a l'air de flotter.

Elle se plaque contre moi et nous reprenons ainsi fougueusement notre baiser de tout à l'heure. Je passe une main dans le creux de ses reins, alors que l'autre va caresser son intimité. Je titille ainsi son bouton de plaisir gonflé par le désir. Délicatement je rentre un doigt en elle ce qui la fait frémir. Un peu plus vivement j'en rentre un deuxième, elle frissonne une fois de plus. J'entreprends des mouvements de va et vient. Nos bouches se séparent, elle se cambre légèrement me donnant vue sur sa magnifique poitrine. Je passe une main dans ses cheveux et en un geste je nous fais pivoter. C'est à son tour d'être collée à cet arbre. Elle ne peut s'empêcher de gémir en réponse à mon audace. Toujours sous l'emprise de mes doigts en elle, elle remue légèrement le bassin me faisant ainsi comprendre son désir pressent. Je prends avec ma main libre un de ses seins en coupe et l'embrasse avidement, je mordille son téton dressé ce qui la fait gémir une nouvelle fois. Je délaisse momentanément son intimité le temps de couvrir son corps que je découvre aujourd'hui, de quelques caresses. Lentement je picore son corps de baisers. Allant de sa poitrine jusqu'à son nombril. Je m'agenouille face à elle et entreprends alors de goûter voracement à son entre jambe et me délecte de ce nectar qu'elle délivre pour moi. J'attrape avec ma langue son clitoris que je lèche et suce ardemment. Elle pousse un gémissement plus fort cette fois. Elle se frotte contre ma bouche pour accentuer le mouvement. J'entends des pensées qui arrivent vers nous, elle sent mon hésitation à continuer: "Voyons Edward continue c'est très excitant de savoir que l'on pourrait nous surprendre". Elle a raison et je sens une ivresse grandir en moi jusque là encore inconnue. Je passe alors ma langue sur son entrée, et je goûte ainsi au plaisir de la chaire. Je rentre entièrement ma langue pour la ressortir. Je joue ainsi un instant quand elle me fait place à ses pensées.

"Continue Edward! Je t'en supplie ne t'arrête pas!"

Mais je ne l'écoute pas et me redresse face à elle. Rosalie me regarde furibonde. Ses yeux pourraient lancer des éclairs. Quand je la soulève en un geste, mes deux main sous ses fesses, en un coup je rentre en elle. Elle grogne de plaisir. Je la soulève légèrement et répète le mouvement procurant ainsi des mouvements qui la font presque comme sauter sur moi. "Oh Edward comme c'est bon de te sentir en moi" . Je sens mon plaisir se décupler, alors qu'elle finit par atteindre son apogée. Je ne lui laisse pas le temps de totalement redescendre de son orgasme, je la retourne pour qu'elle se retrouve maintenant dos à moi. Légèrement penchée vers l'avant elle pose ses mains sur l'arbre comme pour se retenir de tomber, même si elle tient parfaitement l'équilibre. Je rentre à nouveau mon membre en elle lui arrachant ainsi un cri de jouissance. Elle m'offre une vue exquise sur sa deuxième entrée que je ne peux m'empêcher de caresser du bout des doigts. Ses pensées ne sont plus que lubricité, qu'elle me livre avec impudeur. Je donne des à-coups de plus en plus violent, quand elle atteint une nouvelle fois un orgasme qui la fait trembler de lascivité. Je sens que je vais exploser de plaisir et ainsi je commence à me déverser en elle quand elle pense "Je veux te goûter Edward!" avec une vitesse vampirique elle se retourne et prend ma virilité dans sa bouche alors que je fini de me répandre entre ses lèvres exquises qui m'embrassent avidement.

C'est à ce moment que je la sens. Je peux la reconnaître entre mille. Elle est là je le sais. Je ne l'entends pas, mais son odeur afflue à mes narines. Elle est là, elle me regarde certainement, et moi je suis ici, dos à elle, complètement nu. Mais pas pour elle. Pas face à elle, non. Je suis bien en train de m'envoyer en l'air avec une autre que ma "petite amie". Ou devrais je dire ma future ex-petite amie. Car après ça je pense que je n'aurai même pas besoin de trouver une excuse pour rompre et encore moins attendre que ça soit elle qui se lasse de moi. A moins qu'elle ne soit complètement folle. La vision d'Alice n'était peut-être pas tout à fait exacte mais dans l'ensemble c'est correct. Je ramasse mes habits vitesse grand V et les enfile aussi vite. Rose fait de même et se pose à mes cotés un sourire victorieux sur les lèvres.

Je ne me sens même pas honteux. Est-ce-grave? J'ai pris du plaisir et la seule chose dont je pourrai me sentir mal c'est d'avoir attendu si longtemps avant de céder aux avances de Rosalie. Elle est exquise. Le sexe entre vampire c'est juste... Incommensurable. Je me rends bien compte que ma façon de réagir n'est pas convenable, mais que puis-je y faire? Le vrai Edward est en train de faire surface.

Je me retourne. Bella est à genoux, les bras ballants. Elle me regarde, les yeux embués. Son regard est chargé de colère mais surtout de tristesse. Elle doit sans doute se poser des tas de questions. Pourtant la scène est claire. Que dire de plus?

POV Bella

Je n'ai plus peur...

Je viens de me faire enlever par une vampire nomade qui veut ma peau. Elle veut venger son amour, tué par Edward! Ce n'est pas la première fois, pourtant il y a quelques instants j'étais tétanisée à l'idée d'être tombée entre ses mains. Va-t-elle arriver à ses fins cette fois?

Mais je n'ai plus peur...

Nous venions de traverser la forêt de Forks. Chaque seconde depuis que nous avons quitté ma maison je ne pouvais m'empêcher de penser à mon père. A la peur qu'il aurait quand il constaterait que je ne suis pas à la maison quand il rentrerait, à la souffrance qu'il pourrait ressentir quand il se rendrait compte que je ne reviendrais sans doute jamais, aux larmes qu'il pourrait verser si il tombait sur mon corps exsangue, si il participe aux recherches de ma personne portée disparue.

Je tremblais de tout mon être, chaque mètre parcourut. Attendre que la mort frappe enfin est pire en soi que la mort même il me semble...

Mais je n'ai plus peur!

Ce sentiment angoissant m'a quitté il y a quelques secondes, ce temps qui s'écoule me semble durer des heures entières.

Les larmes perlent et glissent sur mes joues. Mon corps ne tient plus, je m'écroule. Je voudrais me lever, me battre, rendre des coups aussi fort que ceux qui me frappent en plein coeur! Mais je n'en ai pas la force. Je reste là, immobile. Malgré mes yeux embués je vois très bien l'horreur que j'ai devant les yeux.

Tout tourne autour de moi, pourtant la scène que j'ai face à moi reste figée.

Non je n'ai plus peur, maintenant je souffre. Et aucun mot ne peut décrire ma douleur. Lui, mon amour, l'homme que j'aime tant m'afflige aujourd'hui un spectacle cruel.

Lui pour qui j'éprouve un amour inconditionnel se trouve devant moi. Nu. Mon âme se déchire. Il n'est pas là pour moi non. Il n'a pas décidé de m'offrir son corps. Il a décidé de l'offrir à une autre. Pas n'importe qui! Rosalie. Il ne pouvait pas frapper plus fort pour me faire mal. Je me sens vide, cette horrible vision m'a détruite. Mon coeur se meurt. J'ai envie de crier, de hurler ma douleur. Mais je n'en ai pas la force. Mon corps est vidé de toute vitalité. Une boule s'est formée dans ma gorge, elle m'empêche de respirer. Je prie pour que Victoria en finisse avec moi. Que ce supplice cesse enfin! Que ce mal qui brûle en moi se taise pour toujours.

Je suis las d'attendre ce coup fatal qui n'arrive pas! J'ai mal! Tellement mal, cette douleur démesurée me guide, à tâtons je cherche désespérément quelque chose qui pourrait mettre fin à mes jours. Mais rien... Je ne trouve rien... Je mets la main sur ma poitrine, là ou se trouve mon coeur. Ou plutôt ce qu'il en reste... Comme pour me sentir mieux. Un peu comme quand on tombe et se blesse on tient sa plaie. Sans rien y faire de physique, ça soulage.

Je sens alors cet objet qui vient frôler mon poignet comme un signe du destin.

Je ne remercierai jamais assez Renée de m'avoir offert ce pendentif. Cette lettre B, simplement belle. Elle me l'a donnée ce jour où nous nous sommes disputée parce que je refusais depuis lors que l'on m'appelle Isabella... Bella est bien mieux adapté à ma personnalité. Juste Bella... Ma mère n'avait pas apprécié que je remette en cause son bon goût pour les prénoms d'autant plus qu'elle est anti-surnom. Après réflexion elle s'est excusée de s'être énervée pour si peu et m'avait offert ce bijou si important pour moi malgré que je n'aime pas porter ce genre de chose. Cela signifiait que ma mère acceptait mon indépendance, ma personnalité. Par ce présent elle m'offrait son soutient, comme elle a toujours su le faire.

Ce pendentif ne va pas me donner la mort rapidement mais il va m'y aider. Assez tranchant pour pouvoir me faire saigner. Et alors attirer à moi les vampires qui m'entourent. Je baisse alors le regard et je l'arrache péniblement avec le peu de force que mon corps possède encore.

Quand je relève la tête, je vois Edward, il s'est habillé. Il a tout de même eu cette décence pour assister à ma mort. Il est toujours au même endroit, si il n'avait pas été nu il y a quelques seconde d'ici, j'aurais juré qu'il n'avait pas bougé d'un millimètre. Rosalie se tient derrière lui. Son visage me fait frissonner. Elle me regarde avec méprit. Son air victorieux me fais me rendre compte que ce qu'il se passe aujourd'hui, elle l'a toujours voulu, et elle l'a eu. Depuis le jour où je suis entrée dans leurs vie, je suis certaine qu'elle échafaudait ce plan pour que ce qui se passe à l'instant se produise quoi qu'il arrive.

Je sers un peu plus fort dans ma main ce petit B. Je sanglote de plus belle à l'idée de ce que je m'apprête à faire. Mais je me contrôle rapidement. Je ne veux pas leur donner cette satisfaction que de m'avoir mise à terre par cette souffrance. Je ne peux pour autant pas empêcher les larmes de couler, non pas parce que je vais forcer Victoria à me tuer plus vite qu'elle n'en à apparemment l'intention. Non je pleure parce que je n'aurai pas pu dire au revoir au gens que j'aime. Mes parents, Jacob.. Mon ami, que Dieu le protège. J'espère qu'il ne découvrira jamais la vérité, il serait alors capable de vouloir me venger sans savoir à quoi il s'attaquerait. Il serait alors lui aussi tué sans aucuns doute. Et Alice ma soeur. Elle qui m'a toujours soutenue et aimée quoi qu'il se passe. Puis Jasper en qui j'ai découvert malgré nous un ami. Je n'aurai jamais cru possible que la vie nous rapproche ainsi. Il savait me donner de réconfort sans pour autant s'étaler. Il faisait ça à ça façon et ça me convenait. Je commençais à l'apprécier de plus en plus.

Emmett... lui qui à déjà tant souffert à cause de cette garce de Rosalie. Puisse-t-il un jour trouver l'amour vrai. Une personne qui saura l'aimer comme jamais il ne l'a été. Et surtout qu'il ne revienne jamais à Forks. Il serait tellement déçu de l'attitude de son frère. Il me manque terriblement. J'avais espéré pouvoir le revoir un jour. Ce ne sera pas chose faite.

Je porte mon pendentif vers mon poignet je ferme les yeux et avec la pression la plus forte que je puisse, je m'entaille le bras. Je suis surprise par la douleur qui n'arrive pas. J'ouvre les yeux et avec horreur je découvre le visage de Victoria face au mien. J'ai un mouvement de recul mais elle attrape mon bras et me retient fermement.

- Tu ne comptais pas me voler ce moment que j'attends depuis si longtemps? Il est hors de question que je te laisse décider de ton sort, insignifiante petite garce! Avec ta charmante belle soeur nous avions un marché. Je t'amenais ici et j'avais le droit de te tuer. Je ne connaissais pas la raison pour laquelle il fallait à tout prix t'attirer à cet endroit mais maintenant que je suis là je comprends mieux. Elle est plus machiavélique que je ne le pensais. Je l'avais sous-estimée.

Elle se retourne et regarde les amants toujours postés au même endroit.

- Soit. Je voulais ta mort pour faire souffrir celui qui m'a enlevé James. Mais au vue des circonstance je pense que ça ne lui fera ni chaud ni froid.

Elle tape fort là ou ça fait mal. Est-elle obligée de me rappeler tout ça? Ayez pitié et finissez-en au plus vite avec moi.

- Quoi qu'il en soit. Je ne me suis pas déplacée pour rien! Ton sang est très appétissant. Je vais donc tout de même mettre fin à tes jours. Tu feras un excellent repas.

Je ferme les yeux attendant que mon heure sonne enfin, et ainsi mettra un terme à cette douleur qui parcourt mon corps tout entier. Je n'imaginais pas cela possible de pouvoir souffrir autant. Je pensais naïvement que l'inconscience m'aurait emporter afin de soulager mon coeur avant d'être anéanti de la sorte.

Mais une question me vient à l'esprit, je ne peux mourir sans connaître la réponse! Péniblement j'articulais:

- Pourquoi avoir prétendu m'aimer si ce n'était pas le cas? Est-ce appréciable pour toi de me voir souffrir autant?

Mes mots n'étaient que murmures de tristesse. Mais je sais qu'il n'en faut pas plus pour leur ouïe surdéveloppée.

En réponse, je pense entendre Edward. Cette voix que j'avais tant apprécié. Celle qui me faisait frissonner, allait maintenant mettre fin à la vie de mon pauvre coeur brisé. Mais c'est une voix qui m'est dès lors insupportable qui se fait entendre. Celle de Rosalie. Dans un sourire satisfait elle lâche:

- Tu pourrais essayer de t'élargir l'esprit! N'as-tu pas une petite idée? Comme j'ai pitié de ta piètre personne je vais te le dire! Puisque tu portes à Edward un amour inconditionnel, ou tout du moins tu lui portais jusqu'à présent. Quoi qu'il en soit il allait bientôt pouvoir te demander ce pourquoi il est avec toi depuis tant de temps. Le nourrir. L'abreuver de ton sang à chaque fois qu'il en aurait eu l'envie. Puisqu'il est assez fort pour se contrôler à présent. Alors que si il t'avais tué il n'aurait pu profiter de ton sang "chantant pour lui" qu'une seule et unique fois. Bien qu'ici avec mes plans il n'aura même pas l'occasion de te goûter du tout puisque je t'ai promise à ma nouvelle amie. Mais je suis certaine qu'il s'en remettra.

Tous ces mots sont aussi cruels que cette scène dont je ne veux plus jamais me rappeler. Qu'ai-je pu faire pour mériter tant de souffrance. Ce coeur en morceau qui est dans ma poitrine n'est plus. Il meurt, et je meurs avec lui de douleur. Je m'écroule sur le sol, plus aucun muscle ne peut supporter mon corps. Pas après ce que je viens de vivre. Je me libère alors et attends que la mort m'emporte avec elle, je me laisserai emmener avec plaisir. Elle mettra ainsi fin à cette souffrance qui me ronge. Je sens alors ce que je suppose être les crocs de Victoria, se faire un chemin vers une veine qui pourra alors l'abreuver de mon sang jusqu'à plus soif. Je perçois mon sang ruisseler sur ma peau. Je voudrais que ça se termine au plus vite et que cette peine qui m'anime se taise à jamais. Je me sens dépérir et j'en souris. Je m'apaise. La mort vient me chercher. Tout se tait autour de moi. Je n'entends plus rien d'autre que mon coeur qui m'abandonne peu à peu.

Quand tout se bouscule. Je sens mon corps se soulever, secoué. J'essaie d'ouvrir les yeux mais j'abandonne aussi vite. J'ai tout de même pu apercevoir quelques fragments de scènes. Ou plutôt des couleurs qui virevoltent, je dirais qu'ils sont sur le point de se battre mais contre quoi? Contre qui? Alice et Jasper sont-ils arrivé? J'entends des grognements mais ils n'ont pas l'air de provenir d'un vampire. Après avoir cligné des yeux une nouvelle fois je devine un animal géant. Un animal géant? Je dois halluciner. Pauvre de moi, je perds complètement la tête. Mon seul souhait est de mourir. Qu'on me laisse y arriver bordel! Pourquoi mettre un terme à cela. Ne peut on pas me laisser tranquille pour une fois. C'est ma dernière volonté. Je veux en finir une bonne fois pour toute avec ce mal qui me ronge. Doit-on mourir dans pareille circonstance? Disparaissons-nous tous de la même manière? Ne puis-je pas périr dans la paix et le silence. Disparaissons-nous de la manière dont se termine notre vie, c'est à dire des derniers instants que nous avons vécu? Si tel est le cas, je vais disparaître dans une mort lente et douloureuse. Et tout aussi surnaturelle que sont ces vampires avec qui j'ai partagé ma vie ces derniers mois.

Je continue mes hallucinations. J'entends des voix, des grognements. Elles semblent loin, à peine audible. Je sens des bras froids qui me tienne délicatement mais tout de même assez fermement pour ne pas que je tombe. Un peu comme on porterait une mariée.

A cette pensée je ne peux m'empêcher de penser à Emmett. C'est lui qui m'avait porté ainsi lors de notre ballade. Je me laisse emportée dans l'inconscience, gardant à l'esprit que c'est lui qui me transporte. Ainsi j'aime imaginer qu'il me tient compagnie et me mène dans ce voyage vers l'eau de là.

"Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre."

Georges Sand

Voilà, :-) j'espère que vous avez apprécié cette suite. Le prochain chapitre dans une moyenne de 2 à 3 semaines suivant le temps et l'inspiration :-) N'oubliez pas les reviews, on ne le répète jamais assez! :-)

Amicalement Carine

* information provenant du site du http://fr.ritzparis.com/

* La suite Windsor au ritz les photo disponible sur mon facebook dès que possible

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MessageSujet: Re: Chapitre 5: Le masque tombe   Dim 11 Aoû - 4:14

J'adore je veux la suite vite vite vite :)j'aime ta description d'emmett. Il est chou quand même le gros nours ^^
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Lene•
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MessageSujet: Re: Chapitre 5: Le masque tombe   Dim 11 Aoû - 4:16

Par contre Rosalie et Edward sont ignobles Sad pauvre bella
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Lene•
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MessageSujet: Re: Chapitre 5: Le masque tombe   Mer 2 Oct - 22:15

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MessageSujet: Re: Chapitre 5: Le masque tombe   

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Chapitre 5: Le masque tombe

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